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Bas de maillot de bain qui roule sur les cuisses en nageant : pourquoi, et comment l'empêcher

Riviera

Bas de maillot de bain qui roule sur les cuisses en nageant : pourquoi, et comment l'empêcher

Ce n'est pas le maillot qui remonte sur les fesses : c'est le bord de l'échancrure qui s'enroule sur lui-même à l'intérieur de la cuisse, en un petit boudin de tissu inconfortable, dès les premières longueurs. Le mécanisme n'est pas le même que pour un maillot qui glisse, et la solution non plus. Voici pourquoi le tissu se met à rouler précisément là, et comment y remédier avant la prochaine baignade.

Après deux longueurs, la sensation est là : un petit bourrelet de tissu s'est formé à l'intérieur de la cuisse, là où l'échancrure du bas de maillot rencontre la peau. Ce n'est pas le maillot qui a glissé vers le haut, ni qui s'est détendu — c'est le bord lui-même qui s'est enroulé sur lui-même, comme un ourlet qui se retourne. On tire dessus entre deux longueurs, il se déroule un instant, puis recommence à la brasse suivante. Ce phénomène très spécifique, différent d'un maillot qui remonte simplement sur les fesses, a une cause mécanique précise : comprendre laquelle permet de choisir la bonne coupe et d'arrêter d'y penser à chaque longueur.

§Pourquoi le bord roule précisément là, et pas ailleurs

L'échancrure d'un bas de maillot est toujours finie par un élastique cousu en tension, plus court que le tissu qu'il borde, pour que le bord se rétracte légèrement contre la cuisse et évite les plis. Ce système fonctionne parfaitement à sec, sur une jambe immobile. Mais dans l'eau, deux forces s'y opposent en même temps : le mouvement répété de la jambe, qui étire et relâche le bord à chaque battement ou chaque poussée de brasse, et le relâchement de l'élasticité du tissu lui-même, qui gonfle légèrement d'eau et perd un peu de sa tenue. Quand l'élastique de bordure n'est plus assez tendu par rapport au tissu qui l'entoure — parce qu'il est trop fin, mal renforcé, ou simplement détendu par l'usage — le bord n'a plus la force de rester à plat contre la peau. Il cherche alors la position la plus stable mécaniquement, qui consiste à se replier sur lui-même, formant ce petit boudin que l'on sent rouler contre la cuisse à chaque mouvement.

Ce mécanisme est très différent de celui d'un maillot qui remonte sur les fesses en nageant, où c'est l'ensemble de la pièce qui glisse sous l'effet de la résistance de l'eau. Ici, la coupe et la taille peuvent être parfaitement ajustées : le problème ne vient pas d'un maillot trop petit ou mal positionné, mais de la finition de l'échancrure elle-même, à un endroit précis du corps. C'est pour cela que le simple fait de resserrer les bretelles ou de choisir une taille en-dessous ne change généralement rien : ce n'est pas un problème de tenue générale, c'est un problème de tension locale sur un bord courbe, à l'endroit où le tissu change de direction le plus brusquement — la jonction entre la hanche et le haut de la cuisse.

§Ce qui fait vraiment la différence dans la coupe

Certaines caractéristiques de conception limitent nettement le phénomène. Une échancrure plus haute et plus droite, comme sur les coupes dites « sport » ou « natation », courbe moins brusquement au niveau de la cuisse qu'une échancrure très échancrée façon brésilienne, et le bord a donc moins tendance à se replier. Un élastique double, cousu en deux passages parallèles plutôt qu'un seul fil fin, offre davantage de résistance à la torsion. Le choix de la matière joue aussi : un polyamide-élasthanne dense et serré, du type utilisé pour les maillots techniques de piscine, absorbe moins d'eau et garde sa tenue plus longtemps qu'un tissu léger et fluide pensé pour le farniente au bord de l'eau, davantage sujet à ce genre de désagrément une fois immergé de façon prolongée.

  1. Tester l'élastique en boutique avant d'acheter, en l'étirant entre les doigts comme indiqué plus haut.
  2. Privilégier une échancrure haute et droite plutôt que très évidée si le maillot est destiné à de vraies longueurs.
  3. Choisir une matière technique et dense, conçue pour la natation régulière, plutôt qu'un tissu de plage léger.
  4. Rincer le maillot à l'eau claire après chaque bain, chlore et sel accélérant tous deux la perte d'élasticité des fibres.
  5. Éviter l'essorage en machine et le séchage au soleil direct, qui détendent l'élastique de bordure plus vite que tout le reste de la pièce.
  6. Renouveler le maillot dès que le bord ondule au repos, signe que l'élasticité de bordure est définitivement perdue — aucun geste ne la restaure.
SymptômeZone concernéeCause
Le bord s'enroule à l'intérieur de la cuisseÉchancrure haute de cuisseÉlastique de bordure trop faible ou détendu face au mouvement
Le maillot remonte sur les fessesEnsemble de la pièceRésistance de l'eau sur un tissu trop lâche ou une coupe trop échancrée
Le maillot devient trop lâche à la tailleCeinture et taille hauteTissu qui se détend après plusieurs saisons d'usage
Le tissu bouloche entre les cuissesZone de frottement intérieurFrottement répété sur une matière peu résistante
Le maillot flotte et gonfle légèrementEnsemble du basAir emprisonné dans une matière trop fluide ou trop ample
Comprendre les problèmes de tenue d'un bas de maillot dans l'eau

Maillot de plage ou maillot de natation régulière

Pour la plage et la piscine occasionnelle

  • Matière plus légère, souvent plus fluide au toucher.
  • Échancrure au choix, sans contrainte technique.
  • Tolère un élastique de bordure plus discret.
  • Durée de vie moyenne : une à deux saisons d'usage modéré.

Pour nager de vraies longueurs

  • Matière dense, technique, résistante au chlore.
  • Échancrure haute et droite, moins sujette à rouler.
  • Élastique de bordure double ou renforcé indispensable.
  • À associer à un maillot pensé pour nager sans qu'il bouge.

Un bas qui roule sur la cuisse n'est presque jamais un problème de taille : c'est l'élastique de bordure qui a perdu la partie face au mouvement de la nage. On ne le résout pas en changeant de taille, mais en changeant de finition.

— La rédaction Aiko

Pour retrouver l'ensemble des modèles et des morphologies couvertes par la rédaction, direction notre rubrique Maillot de Bain.

Questions fréquentes

On vous répond

Changer de taille peut-il résoudre le problème ?
Rarement à lui seul. Le boudin de tissu se forme parce que l'élastique de bordure n'a plus assez de tension face au mouvement de la nage, pas parce que le maillot est mal ajusté en taille générale. Une taille plus petite peut légèrement limiter le phénomène en tendant davantage l'ensemble, mais la vraie solution est une échancrure et un élastique de bordure mieux conçus pour la nage régulière.
Le chlore accélère-t-il vraiment ce phénomène ?
Oui, nettement. Le chlore attaque les fibres élastiques du maillot, notamment l'élasthanne, et réduit leur capacité à se rétracter après étirement. Un maillot rincé systématiquement à l'eau claire après chaque bain en piscine garde son élasticité de bordure bien plus longtemps qu'un maillot laissé à sécher tel quel.
Existe-t-il des maillots spécifiquement conçus pour éviter que le bord roule ?
Oui : les maillots de natation techniques, vendus notamment pour l'entraînement en piscine, utilisent des matières denses et des élastiques de bordure renforcés, souvent doublés, précisément pour résister à ce type de contrainte. Ils sont généralement identifiables par une échancrure plus haute et droite, moins évidée qu'un modèle de plage.
Peut-on renforcer soi-même l'élastique d'un maillot déjà détendu ?
Une couturière peut reprendre l'élastique de bordure en le retendant ou en ajoutant un fil élastique supplémentaire cousu le long du bord existant, ce qui redonne de la tenue pour quelques saisons. Cette réparation reste cependant temporaire : une fois la fibre élastique fatiguée sur l'ensemble de la pièce, mieux vaut prévoir le remplacement du maillot.
Le problème touche-t-il aussi les hauts de maillot ?
Le même principe peut s'appliquer aux bords des bonnets ou des emmanchures d'un une-pièce, mais le phénomène est nettement plus marqué sur les bas, où la jonction hanche-cuisse impose un mouvement bien plus ample et répété à chaque battement de jambe.